jeudi 29 janvier 2015

Le courage de la Vérité

Intervention de Luc Trouiller, sur le budget primitif 2015 lors du Conseil Municipal de Romans sur Isère lundi 26 janvier 2015.

Chers Romanaises, chers Romanais, chers collegues

Lors des dernières élections municipales, vos suffrages se sont portés sur la liste « Romans gagnant ».
J’ai défendu avec conviction, vigueur et loyauté les valeurs et projets portés par cette liste. Nous voulions changer Romans, réformer la politique municipale et embellir votre quotidien.
Maintenant, il ne se passe pas un Conseil Municipal sans que la population manifeste.
Mon engagement politique remonte à de nombreuses années.

Homme de valeurs et d’engagements, je me suis toujours efforcé de servir au mieux votre intérêt, d’être à votre écoute et de vous aider. Mon action est mue par trois principes indéfectibles : l’écoute, l’honnêteté et l’intégrité. Humaniste convaincu. L’abnégation pour le bien commun et l’intérêt général m’a toujours porté.

Depuis plusieurs mois, je suis la victime de violentes attaques de la part de la municipalité actuelle. Une campagne de déstabilisation est dirigée contre moi, destinée à me souiller et à m’empêcher de conduire dans la sérénité les projets pour lesquels vous m’avez élu.

Dans ce contexte j ai rendu mes délégations au « Devoir de Mémoire » et à la « Démocratie Participative ».

Je ne me reconnais pas dans la manière dont est conduite la ville par Madame le Maire. Je ne souhaite plus être associé à ses dérives autoritaires et populistes. Je considère que la situation est grave car les Romanais sont en train de se faire voler leur élection.

J ai repris ma liberté. Cette liberté c’est celle de continuer à siéger au Conseil municipal ainsi qu’au Conseil Communautaire de Valence Romans Sud Rhône-Alpes et de porter ainsi votre voix, c’est celle de ne plus me soumettre à des dérives autocratiques et tyranniques, c’est celle de faire triompher l’intégrité contre les manigances politiciennes. Cette liberté, c’est le courage.

Je n’abandonnerai pas, je ne baisserai pas la garde et continuerai à défendre ce en quoi je crois et ce pour quoi vous m’avez fait confiance.
Je servirai ma ville et les Romanais différemment et en adéquation avec mes valeurs humanistes.
De fait, je ne voterai pas le budget 

Je conclurai par cette pensée de Jean Jaurès, « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ».

Luc Trouiller
Conseiller municipal

Vente du patrimoine : UN'VEST A ROMANS 28/01

La MNE et les berges de l'sère ne sont pas à vendre
elles appartiendront toujours aux romanais.



Cliquez ci dessous pour plus d'infos :
Live Report INVEST à Romans 28/01 

mardi 27 janvier 2015

L'après Charlie n'aura pas lieu à Romans



Lettre ouverte aux Elus et Citoyens

La question du lien social est redevenue centrale. Les faits récents qui ont touché notre pays ont rappelé tant son importance que sa complexité face à l'isolement et au repli sur soi, avec toutes les dérives que l'on connait. 


Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Éducation, l'annonce : « Je compte sur l'intervention de l'éducation populaire dans les territoires les plus fragiles pour porter et transmettre les valeurs de la République ». Et elle propose : « Les projets éducatifs territoriaux (PEDT) auront désormais un volet laïcité et citoyenneté » (22 Janvier 2015). Ce volet sera financé par un fonds d'État de 10 millions d'euros dédié, à destination des associations de jeunesse et d'éducation populaire. Par ailleurs l'Association des Maires de France (AMF) et son président François Baroin renchérissent : « L’AMF s’engage à prendre toute sa part dans la mise en œuvre auprès des enfants et des jeunes des actions nécessaires au respect des valeurs républicaines ». L’AMF a rappelé « le rôle qu’ont les communes et les intercommunalités dans la prise en charge des enfants et l’accompagnement des jeunes en complément des temps scolaires. » (15 Janvier 2015)


Il s'agit d'une cause nationale. Toutes les actions, toutes les initiatives contribuant à resserrer ce lien social, à faire que les générations, les confessions, les genres, se rencontrent, se parlent, apprennent à se connaître et à se comprendre sont saluées et encouragées. 


Les Maisons de quartier, les centres sociaux, les Maisons des Jeunes et de la Culture, et autres Maisons citoyennes, les petites associations sportives, culturelles... sont des endroits de proximité et de solidarité où tout un chacun peut se rencontrer, se connaître hors des clivages habituels. Ce sont ces endroits qui permettent encore de maintenir une cohésion sociale de plus en plus précaire. Et au niveau national comme au niveau local, nos dirigeants ne cessent de louer les actions menées, l'abnégation et l'engagement des salariés, la plus-value sociale portée par les bénévoles... 


La ville de Romans, bénéficie jusqu'à ce jour d'un tissu associatif et culturel riche permettant de conserver une relative paix sociale, malgré les difficultés (un tiers des Romanais vit en dessous du seuil de pauvreté, la ville compte deux quartiers prioritaires). Le couvercle tient sur la cocotte-minute tant bien que mal.


Si ces associations n'ont pas la prétention de résoudre tous les problèmes, la proximité et la personnalité de chacune permet d'accueillir bien souvent des citoyens esseulés (jeunes en rupture, anciens délaissés, familles monoparentales...), combattant ainsi l'isolement et/ou la communautarisation par des actions appropriées, concertées et réfléchies avec les habitants. Des actions auprès des enfants, des jeunes, des familles, des anciens... qui participent à l'éducation populaire, à la tolérance, à la citoyenneté.


La diminution annoncée des subventions municipales de 40 à 60 % selon les structures et, par ricochet, la diminution de celles de la Caisse d'Allocations Familiales met en péril l'éducation populaire romanaise sous sa forme actuelle et va à l'encontre de toutes les belles paroles énoncées précédemment.


Alors ? Alors, avoir abandonné nos quartiers à eux-mêmes n'aura, dans quelques années, fait qu'augmenter le sentiment d'insécurité et d'isolement. L'urgence est ici et maintenant. Les politiques sécuritaires seules, à long terme, n'ont jamais porté leurs fruits. Comme la cavalerie, elles arrivent souvent après la bataille. Le principe de précaution et de prévention doit s'appliquer prioritairement à la sauvegarde de tout ce qui peut contribuer à la cohésion sociale. 


La nouvelle municipalité s’est prononcée sur ces choix budgétaires. Il leur faudra assumer pleinement cette politique de diminution des subventions municipales à l'éducation populaire et aux associations alors que tout le pays se mobilise. Il leur faudra assumer la préférence donnée à la voirie sur le soutien et la consolidation des établissements et associations existantes. Il leur faudra assumer de n'envisager, comme seule solution, qu'un arsenal répressif (surveillance vidéo, recours ponctuel aux CRS...) sans trop se préoccuper de prévention et de proximité. Il leur faudra assumer de se placer à contre-courant de l'élan national actuel concernant la défense des valeurs de la République.


Des citoyens inquiets et le collectif « Résiste »

Infos sur le Conseil municipal 26/01/15








INFO MUNICIPALE sur RomansMag.com ci dessous :

Sinon cliquez sur ce lien : http://www.romansmag.fr/articles/vie-municipale/le-budget-2015-est-votn-1301.htm




lundi 26 janvier 2015

Où on en est ??






 Les caricaturistes romanais 
vous expliquent la situation 
en quelques coups de crayon !

RESISTE !   

 

mercredi 14 janvier 2015

La liberté d expression en danger à Romans ?

 Témoignage d un citoyen
Vœux du maire et violence : jeudi 8 janvier 2014 
La liberté d'expression en danger à Romans ?
Quand je dis que la liberté d'expression est en danger à Romans, je sais de quoi je parle, car j'ai subi le soir des vœux du maire, jeudi 8 janvier 215,  des violences verbales et physiques inacceptables.
Les faits : Je suis venu, avec d'autres, en silence sur le parvis des droits de l'Homme, pour exprimer mon désaccord avec les choix de la nouvelle mairie de Romans :
    - sur la fermeture de la Maison de la Nature et de son parc, pour faire un lieu commercial de ce patrimoine collectif exceptionnel. Cette décision va priver les romanais de 500 m de quais de l'Isère.
    - sur la mise en péril des associations d'éducation populaire et des syndicats Romanais.
  Lorsque j'ai voulu entrer dans la salle des cordeliers, 4 policiers municipaux m'ont "accueilli" et m'ont demandé d'ouvrir mon sac. Ce que j'ai fais gentiment. Après quoi, ils ont décidé de m'interdire l'entrée de la salle sous prétexte que j'avais dans mon sac des documents A4 (des affiches liées à mon travail, sans aucun rapport avec la manifestation). J'ai protesté en disant que c'était des documents de travail et que de toute façon on ne peut empêcher quelqu'un d'entrer dans une salle publique, car il a sur lui des feuilles de papier A4.
Ils ont commencé à me pousser vers la sortie avec insistance. J'ai protesté en proposant d'appeler la police nationale, afin de voir si j'étais dans la légalité. Ils ont proposé de laisser mon sac à l'extérieur, ce que j'ai refusé, après avoir vu passé plusieurs responsables, le dernier m'a dit que je pouvais rentrer et il m'a demandé d'enlever mon gilet jaune, ce à quoi j'ai répondu que j'avais le droit de m'habiller comme je voulais.
Pourquoi tant d'hostilité et de tension pour simplement entrer écouter les vœux du maire, qui se veut un moment convivial et de rencontre entre les Romanais et leur maire ? Jamais dans l'histoire de Romans, on avait vu cela ! Je me suis dis, que c'était surement le premier effet positif de la politique de la nouvelle majorité ?
  J'ai pu enfin accéder à la salle et écouter les vœux du maire. Juste après son discours justifiant de sa politique face à la diminution des subventions aux associations, il y eu, comme on pouvait s'y attendre, des applaudissements et sifflements de personnes exprimant leur désaccord. Et ils sont très nombreux à Romans ! J'ai moi aussi sifflé cette décision, puis j'ai entendu à ma gauche une voix de jeune femme pleurer fortement, j'ai pensé que cette personne devait faire partie d'une association type MJC - Maison de quartier et était touchée au niveau émotionnelle par cette décision lourde de conséquence sur l'emploi.
  Puis, tout à coup...j'ai perçu un mouvement violent sur ma gauche, avec l'arrivée d'un coup de poing sur le côté de mon visage, j'ai eu à peine le temps de me retourner pour pousser le poing, qui continua sa route sur le côté de mon visage et atterri sur ma tempe !
  Etonné et sous le choc, je vis un jeune homme en furie, me disant " c'est à cause de gens comme toi qu'elle pleure " ou un truc comme cela. J'ai réagi en prenant le jeune par les épaules et je l'ai collé contre le mur, pour le neutraliser et surtout comprendre pourquoi il m'avait frappé. Il est important de dire pour moi, que je n'ai pas violenté cet homme, malgré son agression par surprise. Je suis, par essence, dans l'action non violente, et bien que j'ai pratiqué longtemps les arts martiaux, j'ai appris à ne jamais utiliser la violence et les techniques de combat sauf en cas de force majeur ( maitrise de soi au service de la vie).
  Ensuite, j'ai vu arriver 5 policiers municipaux, qui se sont rués sur moi. Je n'ai pas montré de résistance, j'ai juste imposé que l'on récupère mon sac à dos qui était parterre, puis je fus trainé comme un malpropre jusqu'à la sortie, par des policiers nerveux, et énervés contre moi, alors que c'est moi qui venais de me faire agresser. On me mis dehors manu militari, et mon agresseur a pu rester dans la salle, sans aucune confrontation de la situation.
On me dit qu'on aurait pas du me laisser entrer, ce à quoi je réponds : " je me fais taper dessus par un jeune sans raison et c'est moi qui suis coupable !"
  Je me retrouve donc jeter dehors, il y a là quelques amis, qui me demandent comment je vais, j'ai un peu de sang sur la tempe, l'agresseur devait avoir une bague, son poing en glissant aura éraflé ma tempe. Je suis là, sans comprendre pourquoi tant de violence de ce jeune et de la police municipale à mon égard. On me rapporte ensuite que la jeune fille qui a pleuré est la fille du maire et que mon agresseur est certainement son petit copain. Je comprends mieux la raison de ce jeune homme devant le désarroi de sa copine, qui est touchée parce qu'on siffle les propos de sa mère. Je suis bien désolée pour cette jeune fille et n'avait nullement l'intention de la blesser. J'exprimais simplement et librement mon désaccord, comme nombreux autres citoyens !
  Pour ma part, je repars tranquille chez moi, mais les retours des amis et de la presse dans les jours qui suivent, m'ont convaincu d'écrire ce témoignage, afin d'exprimer la violence de cette soirée. D'autres amis ont aussi subi des tensions durant cette drôle de soirée. Et également, pour clarifier que je ne suis pas l'agresseur, et que je ne suis pas dans la violence, mais simplement dans l'expression libre de mes valeurs d'humanisme, de solidarité, d'éco-citoyenneté. Ce qui me semble essentiel !
  J'ai senti et vécu la violence, ici à Romans dans une salle municipale, avec des employés municipaux transformés en une sorte de milice autour du maire, oubliant les gestes simples de courtoisie et bienveillance et leur service à la population. J'ai vécu l'intolérance d'un homme qui ne supporte pas la contradiction. La liberté d'expression est un droit fondamental en France, a-ton encore le droit de dire ce que l'on pense à Romans ? pour que cela ne se reproduise plus, je vais donc porter plainte, pour coups et blessures.
Et je demande une rencontre avec le maire de Romans, mon agresseur et des membres de la police municipale afin d'apaiser les malentendus et que cela ne se reproduise plus, car cultiver le bien vivre à Romans, c'est l'affaire de tous et la responsabilité du maire.
Patrice Floury, citoyen romanais et du monde